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Présentation en quelques livres

Bonjour à toi et bienvenue sur ce premier article. Quoi de mieux pour me présenter que de présenter quelques lectures coups de cœur, des lectures qui m’ont marquées et qui, je pense, méritent d’être découvertes. C’est parti?

Les fourmis

La trilogie des Fourmis de l’auteur Bernard WERBER, c’est une saga originale à mi-chemin entre un documentaire animalier et un récit d’aventure exaltant. Des humains d’un côté, des fourmis de l’autre, deux histoires qui, à première vue, n’ont aucun rapport mais dont le lien se tisse au fur et à mesure des pages. Avec ces romans, l’auteur m’a transmis une passion pour les fourmis au travers des descriptions étudiées et terriblement intéressantes et il m’a également offert une critique de la société humaine à la fois brute et pleine d’espoir. Cette trilogie, je la conseille aux lecteurs qui aiment les longues descriptions scientifiques et qui n’ont pas peur d’attendre la toute fin du roman pour avoir le dénouement de l’histoire.

La maison dans laquelle

La maison dans laquelle, écrit par Mariam PETROSYAN, est un roman étrange, énigmatique, entre le réel et l’irréel. Du haut de ses 950 pages, il nous dresse le portrait d’enfants et d’adolescents, livrés à eux-mêmes dans un internat pour handicapés mentaux ou physiques. Coupés de l’extérieur, ils n’ont plus de passé, plus de prénom, les lois changent. On suit ainsi le quotidien de Fumeur, l’Aveugle, Chacal Tabaqui, Sphinx et d’autres, leur vie et leur crainte grandissante d’atteindre leur 18 ans, âge auquel ils devront quitter la Maison. La force de ce récit n’est pas dans l’action qui est peu présente mais plutôt dans le développement des personnages. On s’attache à eux, on a l’impression d’être un membre de leur groupe, si bien qu’en terminant le livre, j’ai eu le sentiment de ne pas avoir eu assez de ce livre. J’ai eu l’envie immédiate de le recommencer pour en découvrir davantage, percer les secrets dissimulés, passer plus de temps avec les personnages.

Autre-monde

La saga d’Autre-monde écrite par Maxime CHATTAM fait partie de ces sagas que j’ai commencées à leur sortie et dont j’ai attendu la parution de chaque tome avec impatience et frustration. Et chaque tome me faisait un peu plus tomber amoureuse de l’histoire. Il s’agit d’une dystopie fantastique immersive et sombre, décrite avec tant de talent qu’on se croirait parfois dans un film. On y suit Matt, un jeune adolescent dont le quotidien se voit bouleversé par une étrange tempête. Les adultes ont disparu, les technologies ont cessé de fonctionner et la nature a repris ses droits au plein cœur de New-York. La raison pour laquelle je peux dire que cette saga est ma préférée c’est pour l’originalité et la complexité de l’histoire imaginée par Maxime CHATTAM. Il y a de l’action, des descriptions prenantes, des personnages attachants, une aventure épique et horrible à la fois et une morale finale extrêmement bien menée. Cette saga, je la conseille à tout le monde tant elle est riche et bien construite.

Voilà un petit condensé de ces lectures qui m’ont marquées et qui me font aimer la lecture. J’espère qu’elles t’en disent un peu plus sur moi et mes goûts littéraires. J’espère aussi que ce premier article t’a plu et qu’il te donne envie d’en lire plus. N’hésite pas à me le faire savoir. A la prochaine.

La saga « Le meurtre du commandeur »

« Plutôt que de parler de rêve, je dirais même que cela faisait penser à un morceau de réalité qui s’était glisser par erreur dans mon sommeil. »

Résumé :

Un homme au quotidien monotone apprend du jour au lendemain que sa femme veut divorcer. N’ayant plus aucun repaire, il abandonne son travail de portraitiste qui ne lui donnait aucune satisfaction et se lance dans un road trip à travers des villes du Japon, en attendant de savoir ce qu’il veut faire de sa vie. Après plusieurs mois de périple, un ami lui propose d’habiter la maison de son père, peintre célèbre devenu sénile. Il se retrouve alors dans une maison à flanc de montagne, coupé du monde. C’est l’occasion pour lui de se remettre à peindre puisque le cadre s’y prête. Mais pour une raison obscure, un homme lui propose une somme d’argent extraordinaire pour qu’il peigne son portrait. A partir de ce moment, des évènements mystérieux commencent à s’enchaîner.

Avis :

L’intrigue

Ce livre est étrange, loin de tout ce que j’ai pu lire. On se trouve dans un roman contemporain sur fond de fantastique. L’intrigue n’est pas révélée instantanément bien que le résumé nous donne quelques indices. On y suit principalement le quotidien de cet homme qui doit se reconstruire et retrouver une vie pour lui puis, petit à petit, on plonge dans une histoire mystérieuse dont le protagoniste a du mal à trouver une explication rationnelle. Mais cette dimension fantastique reste beaucoup au second plan et d’autres intrigues plus ou moins liées se mettent en place. Qui est l’étrange Menshiki, l’homme qui veut qu’on brosse son portrait ? Que cherche-t-il ? Que cache le peintre célèbre à qui appartient la maison que le protagoniste habite ?

L’écriture

On retrouve le style d’écriture très contemplatif de Murakami. L’histoire n’est pas concentrée sur l’action mais sur la description du quotidien, des lieux, des personnages. C’est quelque chose que j’apprécie particulièrement dans mes lectures quand l’auteur sait donner de l’intérêt à tous les détails décrits. Si le début m’a intrigué et m’a donné envie de continuer pour en apprendre davantage et obtenir des réponses aux questions posées, j’ai fini par un peu me lasser.

Le tome un est un tome introductif, on y suit le quotidien du protagoniste, ses interactions avec les différents personnages et l’intrigue principale n’est au final qu’effleurée. Ce n’est pas quelque chose qui m’a déplu. Les dialogues sont intéressants, les éléments d’actions bien répartis, les flash-backs pertinents. Le tome deux en revanche est vendu par le résumé comme un tome porté sur l’action ce qui n’est pas vraiment le cas. On attend certains évènements qui ne surviennent qu’à la moitié du livre alors qu’ils sont décrits dans le résumé et mon problème vient sûrement de là. La majorité de l’intrigue de ce second tome est décrite en détail dans le résumé ce qui ne laisse aucune surprise. La première partie du roman se fait dans l’attente de l’élément déclencheur de l’action et la seconde dans le dénouement de cet élément dont on avait déjà connaissance. A ceux qui voudraient se lancer dans cette duologie, je déconseille donc fortement de lire le résumé.

« Alors que je cherchais la bonne formulation, le silence se fit alentour. Un silence dans lequel on percevait presque le bruit du temps qui passe. Dans la montagne, le temps s’écoulait très lentement. »

Un élément qui m’a beaucoup plus est toute la réflexion autour du silence qui laisse place à de belles citations qui m’ont personnellement parlées. Le silence fait partie intégrante du paysage montagnard.

« Dans le silence du bois, je pouvais presque percevoir jusqu’au bruit de l’écoulement du temps, du passage de la vie. Assis devant la fosse, l’oreille aux aguets, je ne faisais qu’écouter le temps mourir. »

Les personnages

En parlant des personnages, si j’avais adoré ceux proposés dans 1Q84, j’ai eu beaucoup plus de mal dans cette histoire.

 Plus j’avançais dans ma lecture, plus les personnages proposés par l’auteur me posaient problème. Le protagoniste, dont on n’apprend jamais le nom, est un homme qui approche de la quarantaine, qui se satisfait d’une vie très simple et qui est assez naïf. C’est un personnage agréable à suivre de prime-abord mais qui, au fur et à mesure des pages, m’a de plus en plus mise mal à l’aise. Ce personnage a une obsession plutôt malsaine pour les poitrines, même lorsqu’il parle d’une jeune fille ou de sa sœur. On se retrouve à de nombreuses reprises à avoir des réflexions sur la taille de la poitrine des différents personnages féminins quand cela n’a aucun intérêt et parfois c’est même la seule description faite de la personne. Ainsi, on a le droit à un commentaire sur la poitrine inexistante d’une fille de 13 ans à chaque fois que celle-ci a une interaction avec le protagoniste.

Le personnage de Menshiki est volontairement ambigu et m’a relativement intéressé. Il reste cependant assez malsain dans sa manière d’agir et pourrait être apparenté à un psychopathe malgré les excuses qu’il se donne. Ses actions ne sont d’ailleurs pas vraiment discutées au cours du roman.

« Il ne craignait pas d’aimer quelqu’un. Bien plutôt de le haïr. »

Les personnages féminins en générales sont mal écrits ce qui donne réellement l’impression que l’auteur ne connait rien des femmes. C’est d’ailleurs ce point-là qui m’a le plus dérangé durant ma lecture. Ce n’est pas quelque chose auquel je fais particulièrement attention lorsque je lis et pourtant dans ce cas, je ne savais pas si je devais rire ou hurler face aux descriptions réalisées.

Le personnage de Marié illustre parfaitement mon propos. Marié est une adolescente de 13 ans, taciturne et intelligente. Pourtant, la première chose qu’elle dit au protagoniste lors de leur rencontre est qu’elle complexe énormément sur la taille de sa poitrine et qu’en conséquent, elle n’attire pas les garçons. C’est à la suite de ça que le protagoniste fera une remarque à chacune de ses apparitions : « Sa poitrine n’avait toujours pas grossi. » etc… On a le droit à un chapitre de son point de vue et c’est affligeant de voir que dans une situation où sa vie est en danger, sa première pensée va à sa poitrine. Aucune femme n’a de fixation aussi prononcée sur sa poitrine, peu importe la hauteur du complexe.

Quand plusieurs personnages donnent ce même effet, ça ne peut pas être la volonté de l’auteur de décrire un personnage avec ce trait de caractère. Le second point qui m’a fait lever les yeux au ciel est cette réflexion que Marié fait en parlant de sa tante qui venait d’entamer une nouvelle relation. Elle révèle au protagoniste qu’elle sait que sa tante à fait l’amour avec cet homme. En tant que femme, elle sent ces choses-là. Ajoutez à cela tous les commentaires du protagoniste, cela fait que ce genre de réflexions prend une partie bien trop importante du roman. A un certain point, il ne se passait pas une page sans qu’on ne parle de seins. Au début c’est amusant, à la fin, ça donne juste envie d’arrêter sa lecture.

Note :

Il y a beaucoup d’éléments qui ont fait que le bilan de ma lecture est mitigé. Pour cette raison, je donne une note globale de 14/20 à cette duologie. C’était une bonne lecture mais pas inoubliable malheureusement et décevante par rapport à ce à quoi je m’attendais. Je suppose que j’avais placé la barre très haute, m’attendant à une lecture à la hauteur de 1Q84 qui avait été un véritable coup de cœur. Si vous avez lu du Murakami, qu’avez-vous pensé de ses différents romans ?

Mon futur enviable

Lorsqu’on m’a demandé, le temps d’une petite minute, d’imaginer quel était mon futur enviable, à l’échelle de l’humain et de la planète, je me suis retrouvée devant une page blanche. Et c’est effrayant, à vingt ans, au beau milieu de mes études, alors que je construis année après année mon projet de vie, de ne pas voir venir instantanément de réponse. Et je comprends. Je comprends toutes ces personnes qui se posent la question de faire des études, d’avoir des enfants. A quoi bon ? Si je n’ai aucune vision de mon futur enviable.

Aujourd’hui je suis heureuse dans ma vie. Je fais des études qui me plaisent et qui me permettent de mieux connaître le monde qui m’entoure d’un point de vue environnemental. Je sais que j’ai cette simple envie de me marier, d’avoir des enfants, des animaux de compagnie, une maison à la campagne. Mais dans quel monde je veux créer tout ça ? Y-a-t-il un monde où créer ce projet ?

Notre modèle actuel, économique, politique, ne va pas rester ainsi. S’il le reste alors je n’aurais pas besoin de me poser de questions sur mon avenir puisque je n’en aurais pas. Alors quel modèle construire ? Est-ce que je me vois dans un monde de décroissance, de retour en arrière ? Dans un futur où je cultive ce que je mets dans mon assiette, où mon travail ne me donne pas un salaire mais directement des vivres, où je vis en communauté avec d’autres personnes et où le partage est la norme ? Si beau que cela puisse paraitre, c’est un retour en arrière qui n’est pas envisageable à grande échelle. Nous avons, moi comprise, vécu trop longtemps dans un monde d’abondance pour renoncer à toute cette évolution. Même si cette évolution s’est faite au détriment de la biodiversité. Je fais des études aujourd’hui pour avoir un travail qui me plaira et qui me permettra de faire évoluer les choses dans une autre direction. Un futur enviable selon moi n’est pas un retour en arrière mais ce n’est pas non plus une continuité de ce que je connais aujourd’hui. Un futur enviable c’est une alternative. Des retours en arrière sont nécessaires, d’un point de vue agricole par exemple. Mais la technologie ne doit pas être écartée. Nous sommes capables de faire pousser des plantes dans des zones de sécheresse, nous sommes capables de transformer du sucre en carburant, nous sommes capables de créer pour améliorer, pas pour détruire.

Ma vision d’un futur enviable est extrêmement floue parce que le monde que j’ai toujours connu se dirige vers l’inconnu. Les petits pas que je fais aujourd’hui pour améliorer le monde actuel comme réduire mes déchets ou ma consommation de viande et de poisson ne me préparent pas au futur qui m’attend. C’est effrayant. Ça remet en question ma vision de l’avenir. Parfois ça me fait perdre espoir. Mais l’humain est capable de faire tellement de choses pour le bien commun. Nous arrivons à un point de rupture où il faut choisir entre l’incertain durable et le confort destructeur. L’incertain fait peur. Mais il est nécessaire pour obtenir un futur.

Alors aujourd’hui je vous invite vous aussi à réfléchir sur le vif au futur dans lequel vous vous imaginez. Est-ce une question à laquelle vous avez déjà réfléchi ?

The seven husbands of Evelyn Hugo

English reading : english writing. To practice, I have decided to write my chronicles in english when I read an english book. Be aware it might not be perfect.

This month I tried audiobooks for the first time with this novel from Taylor Jenkins Reid. I’ve wanted to read this book for a long time because everybody on booktube was talking about it. About how it was amazing and heart breaking. But living in France, it was complicated to get a physical copy. So I decided to pick it up on audible. I found my first experience with an audiobook quite interesting. It was immersive, the women reading it were really great. But what is the book about ?

Summary

The seven husbands of Evelyn Hugo is a contemporary novel about a former Hollywood star who wants to reveal the truth about her life. Particularly the truth about her seven husbands and who was her one true love. The story follows Monique, a journalist who end up hired by Evelyn herself to write her biography. The story of Evelyn is therefore mixed with Monique’s and there is an alternation between present time and past time.

My opinion

The plot

On one hand we follow Monique, an insecure journalist just left by her husband. She can’t believe she has been hired by Evelyn Hugo to do an interview. She works for a famous journal but she is quite invisible. The only memorable thing she wrote was a paper on the right to live or die.

On the other hand we follow the famous and beautiful Evelyn Hugo who wants Monique and just her to write her biography. We soon suspect that this requirement is hiding something. The majority of the novel is the story Evelyn relates to Monique. We follow all the life of Evelyn, from no one to one of the most famous actress of her time. What she did to become an icon but mostly her love life as a bisexual woman.

It was an interesting story, quite original, but for me it was way to dramatic and cliché. It might be because romances are not the type of books I love but I found most of the book predictable and it kind of bored me at some point. I finished the book without caring much about Evelyn Hugo and her lovers anymore.

The writing

I found the fact that it was writen as a sort of interview really great. I don’t have much to say about the writing, it was nice and fluid, easy to follow and immersive. I was not as touched as I expected to be. It was well writen but I’ve never wanted to cry so I guess the emotions did not reach me.

The characters

This is the type of books where the characters make all the story. They are supposed to be likeable and touching. I admit that I did not care for them as much as I expected. Evelyn is an interesting character because she is complex and both nice and despicable. She is ready to do everything to become famous and forget about her past. The parts where she was manipulative were fascinating. But when it came to her many romances, I quickly lost interest. I did not like Celia much. Her friendship with Harry was more interesting to follow.

Rating

This book was not bad and I am sure it can please a lot of people but it was not made for me and this is why I give it a 14/20. I enjoyed it at the moment, it was nice to listen but it was not memorable. Did you ever start a book beeing sure you would be loving it and finished disappointed?

Des musiques à découvrir (mai 2019)

Cet article ouvre une nouvelle catégorie sur le blog : la musique. J’aime écouter de la musique au quotidien et j’ai tendance, quand je tombe amoureuse d’une chanson, à n’écouter plus qu’elle pendant des semaines. Dans ce type d’article, je vous propose de partager trois musiques qui ont été dans mes oreilles ces derniers mois. Il se peut que ça ne soit pas du tout des nouvelles musiques mais des musiques que j’ai découverte ou redécouverte récemment. C’est parti?

YAS – Empty crown

Bitbird : YAS – Empty crown

Cette musique réalisée par YAS fait parti de l’album Gouldian Finch 3 proposé par le label Bitbird. Si vous ne connaissez pas, je vous invite chaudement à découvrir les morceaux qu’il propose. Empty crown est une musique électronique calme et très immersive. L’instrumental est original et travaillé dans les moindre détails et la voix par dessus est sublime voire un peu sensuelle. C’est le genre de musique qui vide la tête et qui t’emmène ailleurs. Il faut aimer le style mais personnellement, je ne m’en lasse pas.

Grant – Wishes

Monstercat Instinct : Grant – Wishes

Là encore, il s’agit d’une musique électronique mais future bass. Ce titre de Grant est proposé par le label Monstercat. Il s’agit d’une musique calme mais qui se complète au fur et à mesure des notes. Quand la musique s’accélère, on est emporté. Elle donne juste envie de fermer les yeux et de profiter de chaque son.

Illenium – Pray

Illenium – Pray (ft Kameron Alexander)

Pray est la musique qui, des trois proposées, résonne le plus en moi. Je suis consciente qu’elle ne peut pas plaire à tout le monde car assez spéciale mais je pense qu’il s’agit de ces musiques qu’il faut écouter plusieurs fois pour pouvoir l’apprécier pleinement. Troisième musique électronique mais cette fois un peu plus saccadée. La première partie de la musique est calme avec une voix absolument sublime. Le premier drop nous emporte tant il est puissant et complet. Le deuxième drop casse le style en proposant quelque chose de très différent et ça fonctionne. On peut ressentir les émotions transmises par la musique. Pour moi, c’est un chef-d’œuvre.

Voilà les trois sons que je vous propose pour cet article. Ici, il s’agit de musiques électroniques plus centrées sur l’instrumental que les paroles malgré le fait que je porte beaucoup d’importance au texte dans ce que j’écoute. Et vous, vous êtes plutôt paroles ou instrumental?

Cette série que je ne pensais pas autant aimer : The magicians

La saison 4 vient de se terminer et je ressentais le besoin de parler de cette série, notamment à cause du dernier épisode de la saison. Cet article sera sans spoiler car je ne veux pas gâcher la série à ceux qui ne l’ont pas encore découverte.

https://comprehension360.corsairs.network/lessons-in-education-from-the-magicians-624079e5234c

Synopsis :

The magicians est une série fantasy/fantastique jeune adulte. On y suit Quentin Coldwater, un étudiant prêt à rentrer à l’université mais qui ne trouve sa place nulle part. C’est un homme perdu, sujet à des troubles mentaux, des pensées suicidaires et dont la seule échappatoire à son quotidien est une série de livres de fantasy qu’il lit depuis toujours : Fillory and further. L’histoire commence alors qu’il sort d’un hôpital psychiatrique et qu’il doit passer un entretien pour une université prestigieuse qu’il n’a aucune envie d’intégrer. Mais il se retrouve mystérieusement propulsé dans une école de magie alors qu’il se promenait dans les rues de New York pour passer un test étrange qui déterminera s’il peut entrer dans cette école.

Avis :

Histoire :

Si le synopsis de départ peut paraître un peu bateau et le premier épisode un peu trop rapide et cliché, j’ai été très surprise de la tournure qu’ont prise les évènements. On suit Quentin et d’autres personnages dans cette école où il tente d’apprendre la magie, une magie assez différente de ce qu’on a l’habitude de voir et en parallèle, on suit la meilleure amie de Quentin, Julia, qui a été recalée au test d’entrée pour l’école de magie mais qui est prête à tout pour apprendre la magie. On observe d’ailleurs un inversement des rôles là où Quentin reprend le goût à la vie, Julia sombre petit à petit avec cette impression de ne plus appartenir au monde qu’elle a toujours connu.

Les premiers épisodes sont intéressants parce qu’on apprend à découvrir l’univers, les personnages, le système magique… Mais la série commence vraiment à montrer son potentiel selon moi à partir de l’épisode 4 qui marque un tournant dans l’ambiance qui s’en dégage. On part sur un univers plus complexe, assez sombre, avec des scènes parfois angoissantes et même effrayantes.

La partie école de magie, bien qu’extrêmement intéressante, est vite relayée au second plan ce qui est assez dommage. En revanche, elle laisse place à tout un univers tout aussi passionnant au début de la saison 2 avec de nouveaux mondes, de nouveaux décors et une multitude de nouvelles possibilités pour nos personnages. Ainsi, la série se renouvelle sans cesse et les intrigues ne sont jamais ennuyeuses ou répétitives. D’ailleurs, le point fort de cette série est définitivement son originalité, de tout point de vue. Les personnages sont singuliers, les différents mondes sont étranges, complexes et bien pensés, les intrigues sont très souvent inattendues et saugrenues. Il existe un juste milieu entre l’humour et l’angoissant qui fonctionne très bien.

Réalisation :

The magicians n’est pas la série la plus belle visuellement que j’ai pu regarder. Je me suis souvent fait la réflexion qu’une scène aurait pu être mieux tournée, la lumière mieux gérée ou qu’un plan n’était pas nécessaire. Après, ce n’est pas un point extrêmement dérangeant et c’est assez bien compensé par les effets visuels de synthèse. Les décors réalisés sur fond vert sont bien faits et réalistes ce qui rend les paysages très beaux.

https://www.nerdophiles.com/2017/04/19/the-magicians-it-begins-recap/

Personnages :

Les personnages sont ce qui fait que j’aime et que je n’aime pas la série en même temps. Premièrement, il est important selon moi de pointer du doigt le fait que le personnage principal est un personnage appréciable et probablement mon personnage préféré de la série, ce qui n’arrive quasiment jamais. Même si Quentin rentre un peu dans la case du personnage principal victime de tout le malheur du monde et qui ne veut pas que ses amis se retrouvent en danger à cause de lui, the magicians arrive encore à se démarquer en proposant un personnage qui n’est pas le plus fort, qui n’est pas le plus doué en magie, qui n’est pas le plus intelligent et qui en prend conscience. Ainsi, on se retrouve avec un personnage principal qui ne joue pas les héros. On le suit alors qu’il n’est pas au centre de toutes les prophéties et c’est très appréciable.

Mon avis sur les personnages secondaires est quant à lui un peu plus mitigé. Les personnages de Julia, la meilleure amie, de Margo et Eliott sont excellents et très bien travaillés. Les acteurs sont aussi très bons selon moi et j’ai aimé les suivre. Penny est intéressant également et j’ai apprécié son côté très cynique et sa relation avec Quentin. Kady est pour moi un personnage en demi-teinte. Je ne l’appréciais pas dans les premières saisons, son histoire ne me passionnait pas et l’actrice n’était pas toujours très bonne dans son jeu. Mais son évolution lors de la dernière saison notamment a amélioré mon avis sur elle. Et finalement, Alice est un personnage que j’ai détesté. Je trouve que son personnage n’est pas aussi passionnant que les autres et j’ai beaucoup de mal avec le jeu d’acteur de celle qui interprète son personnage. Elle est toujours (ou presque) la source des ennuis, elle fait tout de travers et sa relation avec Quentin est insupportable. Ce n’est que mon ressenti mais je ne suis pas convaincue par ce personnage qui a pourtant une grande place dans la série. A côté de ça, certains personnages intéressants comme Fen ou Marina, ne sont pas assez développés.

Le point noir :

On en arrive à l’évènement qui m’a donné envie d’écrire cet article : le dernier épisode de la saison 4. J’ai rarement été aussi déçue par un final et ça me met d’autant plus en colère que je trouvais que cette série trouvait toujours des twists originaux et inattendus. Effectivement, le final était inattendu mais surtout sorti de nulle part. Je ne révélerai pas la nature de ce retournement de situation mais je souhaitais tout de même développer mon avis dessus. Je pense sincèrement que c’était bien trouvé et que j’aurais pu aimer cette fin bien justifiée par une phrase en particulier s’il n’y avait pas eu tout un tas d’éléments gênants autour. Premièrement, j’ai trouvé la scène critique de l’épisode particulièrement mal réalisée et bien trop mélodramatique avec le ralenti, la romance gênante et tout ce qui va avec. Ensuite, on nous promet depuis le début de la saison des retrouvailles qui n’ont pas lieu et c’est particulièrement frustrant. Finalement, je trouve que la raison pour laquelle arrive cet évènement n’est pas justifiée. Elle n’avait même aucune utilité d’arriver à ce moment-là.

Note :

Je dois avouer que cet épisode m’a mis tellement en colère que ça teinte mon avis global de la série que j’adorais particulièrement jusque-là. Pour cette raison, on passe d’un potentiel 17/20 à un 15/20. Je conseille bien évidemment cette série aux amateurs de magie et à ceux en manque d’originalité dans les séries. Cette série est par ailleurs inspirée par une trilogie de livres signés Lev Grossman. Je ne l’ai pas lu mais je pourrais m’y plonger à l’occasion car je suis curieuse de voir à quel point la série est fidèle aux livres.

Et vous, qu’avez-vous pensé de cette série ?

La saga « Six Of Crows »

« Quand tout le monde sait que t’es un monstre, tu perds pas ton temps à commettre des monstruosités. » -Kaz Brekker

Résumé :

Une ville dirigée par le vice, des personnages cassés, des conversations cyniques, une drogue mortelle et une quête impossible. Six of Crows est une duologie fantasy prenant place dans un décor hivernal et industriel. On y suit six antihéros, cupides, criminels, dont l’appât du gain les a entraînés dans une quête impossible : pénétrer dans un palais infranchissable et kidnapper un homme détenant un secret susceptible de provoquer un chaos sans nom. A base de complots, d’armes à feu, de jeux de confiance et d’influence, Kaz, Inej, Nina, Matthias, Jesper et Wylan se lancent dans une mission au péril de leur vie mais qui pourrait faire d’eux les rois et reines de Ketterdam.

Avis:

L’intrigue

J’ai plongé dans l’univers sans rien en connaître mais dès le premier chapitre, j’ai été convaincue. La première ligne : «Joost avait deux problèmes : la lune et sa moustache.», nous fait immédiatement comprendre que la lecture sera mordante. Elle met le ton et ne le quitte plus jusqu’à la fin. L’histoire est originale et captivante. Tous les éléments de l’intrigue se mêlent et s’associent à la perfection pour laisser place à une action continue et des retournements de situations bien placés et inattendus. Ma lecture a été ponctuée de surprises, de frissons et de rires sans qu’aucune de ces composantes ne paraissent forcées ou irréalistes. Cette aventure haletante de deux tomes a été un coup de cœur scénaristique mais pas seulement.

L’écriture

La manière d’écrire de l’auteure est un des points majeurs qui ont fait de ma lecture un véritable coup de cœur. Leigh Bardugo sait créer des personnages détestables et attachants à la fois. Elle sait également magner les mots pour nous faire ressentir chaque émotion comme si nous étions à la place des personnages. Au fur et à mesure des pages, on sent la tension monter, la rage, l’envie de réussite, la peur de mourir.

Le premier livre fait 560 pages en format poche, le second en fait 650 mais on ne voit pas les pages défiler. Les chapitres sont courts et haletants. Ils mélangent actions, conversations piquantes et informations sur le passé des personnages de manière rythmée et bien dosée pour qu’on ne perde pas l’intérêt au cours de la lecture. Chaque flash-back nous permet d’apprendre à connaître ces personnages si singuliers et attachants tout en faisant écho aux évènements qui se produisent dans le présent.

Les personnages

« Nina tourna la tête et le regard qu’ils échangèrent aurait pu faire fondre des kilomètres de glace. »

Ce qui fait la force et l’originalité de ce roman, ce sont ses personnages. On apprend à les connaître au fur et à mesure de l’histoire, on découvre leurs motivations, leur passé, leurs ambitions et leurs faiblesses. Ils ne sont pas faits pour être appréciables, ils viennent des bas-fonds de la ville, n’agissent pas pour le bien et pourtant… Chacun est singulier et fouillé dans les moindres détails. Leurs origines, leurs croyances, leurs familles, leurs bagages et leurs cicatrices, leurs attirances. Avec eux, rien n’est acquis, rien n’est simple et ça rend leur évolution d’autant plus passionnante à observer au fil des pages. Les dialogues sont maîtrisés et travaillés à la perfection ce qui rend les interactions riches, incisives et jamais superficielles. Il est également appréciable de voir des personnages différents, aux corps, aux couleurs de peau, aux convictions variées sans que ça ne prenne le dessus sur l’intrigue. Les descriptions sont là comme des faits, pas comme des sujets de débats.

Note:

Six of Crows, les deux tomes, méritent pour moi un 20/20. Je n’ai rien de négatif à dire sur cette saga. Elle a été addictive, elle m’a fait ressentir des montagnes russes d’émotions, elle a été originale et c’est ce que j’apprécie dans mes lectures. Ce premier pas dans le genre de la fantasy me donne envie d’en découvrir davantage. Des suggestions ?