Cette série que je ne pensais pas autant aimer : The magicians

La saison 4 vient de se terminer et je ressentais le besoin de parler de cette série, notamment à cause du dernier épisode de la saison. Cet article sera sans spoiler car je ne veux pas gâcher la série à ceux qui ne l’ont pas encore découverte.

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Synopsis :

The magicians est une série fantasy/fantastique jeune adulte. On y suit Quentin Coldwater, un étudiant prêt à rentrer à l’université mais qui ne trouve sa place nulle part. C’est un homme perdu, sujet à des troubles mentaux, des pensées suicidaires et dont la seule échappatoire à son quotidien est une série de livres de fantasy qu’il lit depuis toujours : Fillory and further. L’histoire commence alors qu’il sort d’un hôpital psychiatrique et qu’il doit passer un entretien pour une université prestigieuse qu’il n’a aucune envie d’intégrer. Mais il se retrouve mystérieusement propulsé dans une école de magie alors qu’il se promenait dans les rues de New York pour passer un test étrange qui déterminera s’il peut entrer dans cette école.

Avis :

Histoire :

Si le synopsis de départ peut paraître un peu bateau et le premier épisode un peu trop rapide et cliché, j’ai été très surprise de la tournure qu’ont prise les évènements. On suit Quentin et d’autres personnages dans cette école où il tente d’apprendre la magie, une magie assez différente de ce qu’on a l’habitude de voir et en parallèle, on suit la meilleure amie de Quentin, Julia, qui a été recalée au test d’entrée pour l’école de magie mais qui est prête à tout pour apprendre la magie. On observe d’ailleurs un inversement des rôles là où Quentin reprend le goût à la vie, Julia sombre petit à petit avec cette impression de ne plus appartenir au monde qu’elle a toujours connu.

Les premiers épisodes sont intéressants parce qu’on apprend à découvrir l’univers, les personnages, le système magique… Mais la série commence vraiment à montrer son potentiel selon moi à partir de l’épisode 4 qui marque un tournant dans l’ambiance qui s’en dégage. On part sur un univers plus complexe, assez sombre, avec des scènes parfois angoissantes et même effrayantes.

La partie école de magie, bien qu’extrêmement intéressante, est vite relayée au second plan ce qui est assez dommage. En revanche, elle laisse place à tout un univers tout aussi passionnant au début de la saison 2 avec de nouveaux mondes, de nouveaux décors et une multitude de nouvelles possibilités pour nos personnages. Ainsi, la série se renouvelle sans cesse et les intrigues ne sont jamais ennuyeuses ou répétitives. D’ailleurs, le point fort de cette série est définitivement son originalité, de tout point de vue. Les personnages sont singuliers, les différents mondes sont étranges, complexes et bien pensés, les intrigues sont très souvent inattendues et saugrenues. Il existe un juste milieu entre l’humour et l’angoissant qui fonctionne très bien.

Réalisation :

The magicians n’est pas la série la plus belle visuellement que j’ai pu regarder. Je me suis souvent fait la réflexion qu’une scène aurait pu être mieux tournée, la lumière mieux gérée ou qu’un plan n’était pas nécessaire. Après, ce n’est pas un point extrêmement dérangeant et c’est assez bien compensé par les effets visuels de synthèse. Les décors réalisés sur fond vert sont bien faits et réalistes ce qui rend les paysages très beaux.

https://www.nerdophiles.com/2017/04/19/the-magicians-it-begins-recap/

Personnages :

Les personnages sont ce qui fait que j’aime et que je n’aime pas la série en même temps. Premièrement, il est important selon moi de pointer du doigt le fait que le personnage principal est un personnage appréciable et probablement mon personnage préféré de la série, ce qui n’arrive quasiment jamais. Même si Quentin rentre un peu dans la case du personnage principal victime de tout le malheur du monde et qui ne veut pas que ses amis se retrouvent en danger à cause de lui, the magicians arrive encore à se démarquer en proposant un personnage qui n’est pas le plus fort, qui n’est pas le plus doué en magie, qui n’est pas le plus intelligent et qui en prend conscience. Ainsi, on se retrouve avec un personnage principal qui ne joue pas les héros. On le suit alors qu’il n’est pas au centre de toutes les prophéties et c’est très appréciable.

Mon avis sur les personnages secondaires est quant à lui un peu plus mitigé. Les personnages de Julia, la meilleure amie, de Margo et Eliott sont excellents et très bien travaillés. Les acteurs sont aussi très bons selon moi et j’ai aimé les suivre. Penny est intéressant également et j’ai apprécié son côté très cynique et sa relation avec Quentin. Kady est pour moi un personnage en demi-teinte. Je ne l’appréciais pas dans les premières saisons, son histoire ne me passionnait pas et l’actrice n’était pas toujours très bonne dans son jeu. Mais son évolution lors de la dernière saison notamment a amélioré mon avis sur elle. Et finalement, Alice est un personnage que j’ai détesté. Je trouve que son personnage n’est pas aussi passionnant que les autres et j’ai beaucoup de mal avec le jeu d’acteur de celle qui interprète son personnage. Elle est toujours (ou presque) la source des ennuis, elle fait tout de travers et sa relation avec Quentin est insupportable. Ce n’est que mon ressenti mais je ne suis pas convaincue par ce personnage qui a pourtant une grande place dans la série. A côté de ça, certains personnages intéressants comme Fen ou Marina, ne sont pas assez développés.

Le point noir :

On en arrive à l’évènement qui m’a donné envie d’écrire cet article : le dernier épisode de la saison 4. J’ai rarement été aussi déçue par un final et ça me met d’autant plus en colère que je trouvais que cette série trouvait toujours des twists originaux et inattendus. Effectivement, le final était inattendu mais surtout sorti de nulle part. Je ne révélerai pas la nature de ce retournement de situation mais je souhaitais tout de même développer mon avis dessus. Je pense sincèrement que c’était bien trouvé et que j’aurais pu aimer cette fin bien justifiée par une phrase en particulier s’il n’y avait pas eu tout un tas d’éléments gênants autour. Premièrement, j’ai trouvé la scène critique de l’épisode particulièrement mal réalisée et bien trop mélodramatique avec le ralenti, la romance gênante et tout ce qui va avec. Ensuite, on nous promet depuis le début de la saison des retrouvailles qui n’ont pas lieu et c’est particulièrement frustrant. Finalement, je trouve que la raison pour laquelle arrive cet évènement n’est pas justifiée. Elle n’avait même aucune utilité d’arriver à ce moment-là.

Note :

Je dois avouer que cet épisode m’a mis tellement en colère que ça teinte mon avis global de la série que j’adorais particulièrement jusque-là. Pour cette raison, on passe d’un potentiel 17/20 à un 15/20. Je conseille bien évidemment cette série aux amateurs de magie et à ceux en manque d’originalité dans les séries. Cette série est par ailleurs inspirée par une trilogie de livres signés Lev Grossman. Je ne l’ai pas lu mais je pourrais m’y plonger à l’occasion car je suis curieuse de voir à quel point la série est fidèle aux livres.

Et vous, qu’avez-vous pensé de cette série ?

La saga « Six Of Crows »

« Quand tout le monde sait que t’es un monstre, tu perds pas ton temps à commettre des monstruosités. » -Kaz Brekker

Résumé :

Une ville dirigée par le vice, des personnages cassés, des conversations cyniques, une drogue mortelle et une quête impossible. Six of Crows est une duologie fantasy prenant place dans un décor hivernal et industriel. On y suit six antihéros, cupides, criminels, dont l’appât du gain les a entraînés dans une quête impossible : pénétrer dans un palais infranchissable et kidnapper un homme détenant un secret susceptible de provoquer un chaos sans nom. A base de complots, d’armes à feu, de jeux de confiance et d’influence, Kaz, Inej, Nina, Matthias, Jesper et Wylan se lancent dans une mission au péril de leur vie mais qui pourrait faire d’eux les rois et reines de Ketterdam.

Avis:

L’intrigue

J’ai plongé dans l’univers sans rien en connaître mais dès le premier chapitre, j’ai été convaincue. La première ligne : «Joost avait deux problèmes : la lune et sa moustache.», nous fait immédiatement comprendre que la lecture sera mordante. Elle met le ton et ne le quitte plus jusqu’à la fin. L’histoire est originale et captivante. Tous les éléments de l’intrigue se mêlent et s’associent à la perfection pour laisser place à une action continue et des retournements de situations bien placés et inattendus. Ma lecture a été ponctuée de surprises, de frissons et de rires sans qu’aucune de ces composantes ne paraissent forcées ou irréalistes. Cette aventure haletante de deux tomes a été un coup de cœur scénaristique mais pas seulement.

L’écriture

La manière d’écrire de l’auteure est un des points majeurs qui ont fait de ma lecture un véritable coup de cœur. Leigh Bardugo sait créer des personnages détestables et attachants à la fois. Elle sait également magner les mots pour nous faire ressentir chaque émotion comme si nous étions à la place des personnages. Au fur et à mesure des pages, on sent la tension monter, la rage, l’envie de réussite, la peur de mourir.

Le premier livre fait 560 pages en format poche, le second en fait 650 mais on ne voit pas les pages défiler. Les chapitres sont courts et haletants. Ils mélangent actions, conversations piquantes et informations sur le passé des personnages de manière rythmée et bien dosée pour qu’on ne perde pas l’intérêt au cours de la lecture. Chaque flash-back nous permet d’apprendre à connaître ces personnages si singuliers et attachants tout en faisant écho aux évènements qui se produisent dans le présent.

Les personnages

« Nina tourna la tête et le regard qu’ils échangèrent aurait pu faire fondre des kilomètres de glace. »

Ce qui fait la force et l’originalité de ce roman, ce sont ses personnages. On apprend à les connaître au fur et à mesure de l’histoire, on découvre leurs motivations, leur passé, leurs ambitions et leurs faiblesses. Ils ne sont pas faits pour être appréciables, ils viennent des bas-fonds de la ville, n’agissent pas pour le bien et pourtant… Chacun est singulier et fouillé dans les moindres détails. Leurs origines, leurs croyances, leurs familles, leurs bagages et leurs cicatrices, leurs attirances. Avec eux, rien n’est acquis, rien n’est simple et ça rend leur évolution d’autant plus passionnante à observer au fil des pages. Les dialogues sont maîtrisés et travaillés à la perfection ce qui rend les interactions riches, incisives et jamais superficielles. Il est également appréciable de voir des personnages différents, aux corps, aux couleurs de peau, aux convictions variées sans que ça ne prenne le dessus sur l’intrigue. Les descriptions sont là comme des faits, pas comme des sujets de débats.

Note:

Six of Crows, les deux tomes, méritent pour moi un 20/20. Je n’ai rien de négatif à dire sur cette saga. Elle a été addictive, elle m’a fait ressentir des montagnes russes d’émotions, elle a été originale et c’est ce que j’apprécie dans mes lectures. Ce premier pas dans le genre de la fantasy me donne envie d’en découvrir davantage. Des suggestions ?

Présentation en quelques livres

Bonjour à toi et bienvenue sur ce premier article. Quoi de mieux pour me présenter que de présenter quelques lectures coups de cœur, des lectures qui m’ont marquées et qui, je pense, méritent d’être découvertes. C’est parti?

Les fourmis

La trilogie des Fourmis de l’auteur Bernard WERBER, c’est une saga originale à mi-chemin entre un documentaire animalier et un récit d’aventure exaltant. Des humains d’un côté, des fourmis de l’autre, deux histoires qui, à première vue, n’ont aucun rapport mais dont le lien se tisse au fur et à mesure des pages. Avec ces romans, l’auteur m’a transmis une passion pour les fourmis au travers des descriptions étudiées et terriblement intéressantes et il m’a également offert une critique de la société humaine à la fois brute et pleine d’espoir. Cette trilogie, je la conseille aux lecteurs qui aiment les longues descriptions scientifiques et qui n’ont pas peur d’attendre la toute fin du roman pour avoir le dénouement de l’histoire.

La maison dans laquelle

La maison dans laquelle, écrit par Mariam PETROSYAN, est un roman étrange, énigmatique, entre le réel et l’irréel. Du haut de ses 950 pages, il nous dresse le portrait d’enfants et d’adolescents, livrés à eux-mêmes dans un internat pour handicapés mentaux ou physiques. Coupés de l’extérieur, ils n’ont plus de passé, plus de prénom, les lois changent. On suit ainsi le quotidien de Fumeur, l’Aveugle, Chacal Tabaqui, Sphinx et d’autres, leur vie et leur crainte grandissante d’atteindre leur 18 ans, âge auquel ils devront quitter la Maison. La force de ce récit n’est pas dans l’action qui est peu présente mais plutôt dans le développement des personnages. On s’attache à eux, on a l’impression d’être un membre de leur groupe, si bien qu’en terminant le livre, j’ai eu le sentiment de ne pas avoir eu assez de ce livre. J’ai eu l’envie immédiate de le recommencer pour en découvrir davantage, percer les secrets dissimulés, passer plus de temps avec les personnages.

Autre-monde

La saga d’Autre-monde écrite par Maxime CHATTAM fait partie de ces sagas que j’ai commencées à leur sortie et dont j’ai attendu la parution de chaque tome avec impatience et frustration. Et chaque tome me faisait un peu plus tomber amoureuse de l’histoire. Il s’agit d’une dystopie fantastique immersive et sombre, décrite avec tant de talent qu’on se croirait parfois dans un film. On y suit Matt, un jeune adolescent dont le quotidien se voit bouleversé par une étrange tempête. Les adultes ont disparu, les technologies ont cessé de fonctionner et la nature a repris ses droits au plein cœur de New-York. La raison pour laquelle je peux dire que cette saga est ma préférée c’est pour l’originalité et la complexité de l’histoire imaginée par Maxime CHATTAM. Il y a de l’action, des descriptions prenantes, des personnages attachants, une aventure épique et horrible à la fois et une morale finale extrêmement bien menée. Cette saga, je la conseille à tout le monde tant elle est riche et bien construite.

Voilà un petit condensé de ces lectures qui m’ont marquées et qui me font aimer la lecture. J’espère qu’elles t’en disent un peu plus sur moi et mes goûts littéraires. J’espère aussi que ce premier article t’a plu et qu’il te donne envie d’en lire plus. N’hésite pas à me le faire savoir. A la prochaine.