UN(e)SECTE

  • Auteur : Maxime Chattam
  • Pages : 454
  • Genre : Policier

Résumé

Un cadavre est retrouvé dans un zoo abandonné mais il ne reste de la personne que son squelette et ses vêtements laissés intactes. Autour de lui, des centaines d’insectes ont été écrasés. Atticus Gore est le policier qui se voit attribué ce cas atypique.

Une jeune femme est déclarée disparue. Sa mère confie l’enquête à Kat Kordell, une détective privée, car la police refuse de la croire. Kat se retrouve alors sur les traces d’une sombre adolescente aux passes-temps plus qu’étrange.

Ces deux enquêtes qui de prime abord ne semblent rien avoir en commun se retrouvent liées par des circonstances effrayantes.

Avis

Intrigue

En lisant les premières pages de ce livre, voilà ce que j’ai pris en note : « Le prologue est très intrigant, dès les premières lignes, et très imprégnant, surtout lorsqu’on est arachnophobe. Il est intéressant que l’auteur nous donne des clés pour réussir à lire un livre d’horreur, ce qui laisse présager qu’on va y être confronté ». Je suis donc rentrée dans un(e)secte en pensant lire un livre d’horreur ou un thriller horrifique, d’où mon bilan mitigé en refermant le livre. Ce n’était rien de tout ça mais en réalité un polar, avec une ou deux scènes un peu oppressantes.

On suit un policier confronté à une enquête peu banale : un homme est retrouvé mort, il ne reste de son corps que les os et les vêtements par dessus. Un élément dérangeant est la quantité improbable d’insectes écrasés aux alentours du cadavre. Le policier Atticus Gore se voit attribué l’affaire car il est passionné d’entomologie. En parallèle, la détective Kat Kordell doit retrouver une adolescente aux habitudes ésotériques plus qu’étranges.

Si j’ai trouvé le livre addictif, l’intrigue ne m’a cependant pas du tout surprise. Je me suis lancé dans l’enquête avec une idée de ce qui a pu se produire et ça s’est avéré être exactement le dénouement. Ce qui m’a posé problème, c’est que le titre et le résumé de la quatrième de couverture ne laisse aucune place à la surprise. Je conseille donc à ceux qui s’intéressent aux polars impliquant des insectes de se plonger dans l’histoire sans plus se renseigner sur ce livre et sans lire le résumé. J’ai globalement aimé suivre l’enquête mais ça ne révolutionne pas le genre et j’ai trouvé le rythme un peu lent et répétitif au milieu du livre.

J’ai malgré tout apprécié la fin, le commentaire fait sur la société et les motivations de l’antagoniste. Bien que prévisible, c’est le genre de finalité que j’aime lire et une conclusion qui me satisfait.

Personnages

Atticus Gore est un policier loin des clichés du genre. Il n’est ni alcoolique, ni sexiste et il n’a pas un passé douloureux qui l’aurait rendu cynique et qui pardonnerait un comportement toxique. C’est bête à dire mais ça change et c’est appréciable. Atticus est un homme simple, qui ne cherche qu’à faire ses preuves auprès de la police après de nombreuses enquêtes ratées. Bien que trop peu développé à mon goût, il reste un bon personnage à suivre, avec ses goûts musicaux atypiques et sa détermination à faire ce qui est bon plutôt que ce qui est plus simple.

Kat Kordell est une détective privé qui suit le même trajet que son oncle décédé qu’elle adorait. Elle est en quête de faire ses preuves dans un milieu majoritairement masculin. C’est un personnage qui ressemble à Atticus dans sa mentalité et sa détermination de détective. Elle recherche la vérité, peu importe à quel point elle peut être dérangeante. Encore une fois, son développement reste bien trop en surface. Comme dans la plupart des romans policiers, l’action prend le pas sur les protagonistes.

On découvre également quelques personnages secondaires, certains plus intéressant que d’autres, mais encore une fois, aucun ne sort vraiment du lot et aucun ne reste en mémoire une fois le livre refermé.

Écriture

L’écriture est exactement celle que l’on peut attendre d’un roman policier, très descriptif de l’action, de la recherche et qui ne laisse pas beaucoup de place au développement des personnages principaux. Le livre va droit au but et est très factuel. J’avais énormément aimé l’écriture de Maxime Chattam dans sa série Autre-Monde et j’ai été déçue de ne pas retrouver sa plume si immersive et visuelle qui vous embarque dans l’histoire et vous donne l’impression d’y être au même titre que les personnages.

Récapitulatif et note

Points positifs :

  • L’addictivité
  • L’originalité du thème abordé
  • La fin qui a pour but d’ouvrir les yeux sur certains sujets.

Points négatifs

  • L’exécution qui ne laisse pas de place à la surprise
  • Le marketing du livre (titre, résumé, couverture)
  • Les personnages peu développés (mais qui restent cependant loin des gros clichés du genre)

C’est un article plutôt court que j’écris mais je n’ai au final pas grand chose à dire de ce livre. Il a été divertissant et je l’ai lu très rapidement. Il rempli sa fonction de polar mais n’a rien de très mémorable. C’est pour cette raison que je lui mets la note de 13/20.