Renouveau

  • Auteure : Jen Calonita
  • Pages : 303
  • Genre : fantasy / réécriture de conte

Résumé :

Et si Anna et Elsa ne s’étaient jamais rencontrées ?

Elsa, héritière du trône d’Arendelle, vit dans une solitude constante, accablée par ce sentiment qu’il lui manque quelque chose. Anna, la fille adoptive d’un couple de boulangers, ne rêve que d’une chose, aller s’installer à Arendelle et ouvrir sa propre boulangerie. Suite à la mort du roi et de la reine, la réapparition soudaine des pouvoirs d’Elsa précipite les deux jeunes femmes à la découverte de leur passé gardé secret jusque-là.

Avis :

Intrigue

Cette réécriture de la Reine des Neiges de Walt Disney avait un fort potentiel avec cette idée que pour protéger les deux sœurs, il ne suffisait pas qu’Elsa cache ses pouvoirs à sa sœur mais qu’elles doivent se séparer suite à l’accident qui a blessé Anna. Ça aurait pu mener à de nombreuses différences avec le dessin animé. Malheureusement, l’auteure est restée selon moi très frileuse à l’idée d’effectuer des changements ce qui mène à une intrigue sans beaucoup d’enjeu ni de surprise. On comprend très vite que ces changements n’impacteront pas les différents points clés de l’histoire ni le dénouement ce qui est très dommage pour un livre dont la phrase d’accroche est : « Ceci n’est pas l’histoire de la Reine des Neiges telle que vous la connaissez ». C’était une bonne histoire, les passages relatifs au twist sont intéressants, mais si on a vu le dessin animé, le livre n’apporte rien de nouveau. Le problème est que l’auteure part du principe, à travers ses descriptions, que l’on a les images du film en tête. Renouveau est donc une bonne histoire si l’on a envi de se replonger dans l’histoire sous un autre format, avec quelques modifications intéressantes mais légères.

Écriture

L’écriture est très simple et addictive quoiqu’un peu trop médiocre à mon goût. Les sentiments de tristesse par exemple ne sont pas bien retranscrits selon moi. Les dialogues sont un peu trop « parlés » ce que je n’apprécie pas vraiment dans mes lectures, avec des mots d’exclamations, des onomatopées etc… Certaines précisions et répétitions n’étaient pas nécessaires et alourdissaient le récit. Parfois, un personnage se parlait à lui-même et ces passages sont écrits en italique afin que l’on comprenne qu’il s’agit d’un dialogue interne. L’auteure prend tout de même la peine de préciser qu’il s’agit bien de ça avec des « se-dit-elle » et autres verbes. J’ai également eu l’impression que la traduction de l’anglais vers le français était maladroite, avec des fautes de frappe qui auraient été évitées par une simple relecture puisqu’il s’agit d’erreurs dans les prénoms à plusieurs reprises.

En revanche, on sent à la moitié du récit que l’auteure est arrivée à la partie de l’histoire qu’elle avait initialement envie d’écrire et ça se ressent. L’écriture est plus agréable et fluide, l’intrigue décolle et sort un peu du récit initial ce qui a fonctionné pour moi. J’ai également aimé les clins d’œil envers les chansons du film même si parfois, ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe et ç’aurait pu être mieux intégré.

Personnages

Je suis mitigée sur le traitement des personnages dans ce livre. J’ai beaucoup apprécié le point de vue d’Anna puisque son histoire diverge pas mal du dessin animé. Sa personnalité se ressent bien, on retrouve ce personnage solaire, extraverti, impulsif et naïf. Sa relation avec ses parents adoptifs est adorable et sa passion pour la pâtisserie cohérente. J’ai aimé sa rencontre avec Kristoff, lui aussi très fidèle au film.

J’ai trouvé le point de vue de Elsa un peu moins intéressant et assez inconsistant. D’un côté, on retrouve cette jeune femme solitaire, introverti, sérieuse et perdue du film. Puis est introduit le personnage de Hans. Ne pouvant pas manipuler Anna puisqu’elle n’est pas au château, l’auteure commence une romance entre lui et Elsa ce qui m’a paru maladroit. Elsa ne s’intéresse pas à l’amour dans le film, elle n’a pas d’intérêt pour la vie de couple ni le mariage. Le fait qu’elle éprouve ou commence à éprouver des sentiments pour Hans ne me parait pas cohérent avec le personnage et je n’ai pas adhéré à ce changement dans le récit.

Récapitulatif et Note :

Points positifs

  • La facilité de lecture
  • Replonger dans l’univers de la Reine des Neiges que j’aime beaucoup
  • L’idée de départ et les passages relatifs

Points négatifs

  • L’écriture et le travail de traduction
  • La romance entre Hans et Elsa
  • Le peu de différence avec l’histoire de Disney et donc le manque d’impact des twists

La lecture était addictive et immersive mais globalement décevante car beaucoup trop semblable au film. C’était donc pour moi une lecture correcte mais pas vraiment mémorable et je lui mets la note de 12/20. Je m’y attendais un peu donc je ne suis pas spécialement déçue. Aimant la Reine des Neiges, ce livre me faisait de l’œil depuis un moment et j’aurais essayé, je ne pense cependant pas lire les autres romans de la collection Twisted Tales.

Maman a tort

  • Auteur : Michel Bussi
  • Pages : 509
  • Genre : Policier
  • TW : Si vous êtes sensibles aux problèmes liés à la maternité / paternité.

Résumé :

Malone, trois ans et demi, voit le psychologue de son école pour une raison bien particulière : il est persuadé que ses parents ne sont pas ses vrais parents. Il possède également un doudou qui lui parle. Le psychologue, persuadé que Malone ne peut pas inventer tout ça, contacte la commandante Marianne Augresse pour l’aider. Cette dernière, prise par une affaire de vol qui a secoué le Havre, ne prend pas ses déclarations très au sérieux. Pourtant elles pourraient cacher un complot qui dépasse l’imagination.

Avis :

Points négatifs

Le sexisme et le racisme ordinaire dont fait preuve l’auteur. Je ne Le sexisme voire le racisme ordinaire dont fait preuve l’auteur. Je ne porte pas plus que ça attention à ce genre ce chose dans mes lectures car je peux passer outre si le récit à côté me plait. En revanche dans ce cas là, les remarques sexistes étaient beaucoup trop présentes. Les personnages masculins sexualisent énormément chaque femme qu’ils rencontrent et les personnages féminins présents dans le roman sont bourrées de clichés dépassés et maladroits. Elles sont toutes obsédées soit par leur apparence soit par la maternité.

La capitaine Augresse qui est supposée être cette femme forte et indépendante qui a réussi dans un milieu d’homme n’est finalement décrite que comme une femme complexée et handicapée par ses rondeurs qui ne rêve que d’une chose : avoir un enfant. Rien de mal à ça mais dans son cas, c’est de l’obsession pure et simple. Chaque homme qu’elle rencontre est un père potentiel même si le timing ne se prête pas à ce genre de réflexion (elle est quand même supposé enquêter sur un braquage n’est-ce pas) et chaque jour qui passe lui rappelle que son horloge interne ne l’attendra pas. Elle aurait pu être un personnage intéressant mais toutes ces réflexions ont fait que son point de vue dans le livre m’agaçait plus qu’il ne me plaisait.

On a de l’autre côté le psychologue Vasile qui se sert de ses atouts pour obtenir ce qu’il veut auprès de la gente féminine (et ça fonctionne à chaque fois). Il y a d’ailleurs une scène déplacée où il ne se gêne pas pour mater une joggeuse dans la rue qui « ne cherche qu’à attirer les regards car elle porte un leggings moulant »… Sans mentionner son fétichisme pour les femmes noires et la comparaison entre une femme seins nus et les femmes dans le film Kirikou. Ce ne sont que quelques exemples qui sont beaucoup trop récurrents dans le récit pour passer inaperçus.

-La longueur du récit. Il s’agit d’un polar de 500 pages mais qui aurait pu être condensé en 400 selon mois. Il y a clairement des petites longueurs, des éléments qui traînent à être résolus ce qui laisse le temps au lecteur de faire le point et de voir arriver les éléments de réponse. Cela nous mène donc au troisième point négatif :

La prédictibilité. Je ne sais pas si c’est moi qui ai déjà vu les plot twists dans d’autres livres ou séries mais à la moitié du livre, j’avais fait une liste d’éléments que je voyais arriver à la fin et ils se sont tous avérés corrects. Cependant, ça ne m’a pas empêché d’apprécier la manière dont ils ont été amené. Même si je devinais au fur et à mesure ce qui était sur le point de se produire, je me disais également que si c’était le cas, c’était une bonne idée dans le contexte du roman. Ça n’a donc pas été une grosse déception pour moi mais je peux comprendre que ça puisse l’être pour d’autre.

Points positifs

L’addictivité. Rien de surprenant pour un polar car c’est ce qu’on attend de ce genre de livre mais j’ai été assez captivée du début à la fin car l’auteur savait me donner envie de continuer à lire. Certains éléments mineurs ont été inattendus et ont contribué à me garder en haleine. Le fait que la mémoire de Malone menace de s’effacer chaque jour qui passe participe à garder un rythme d’urgence et donc accélère le récit. Et en parlant de Malone, il est un point positif à lui tout seul.

-Je me suis rendu compte avec ce livre que j’aimais énormément suivre le point de vue d’un enfant. La narration change ce qui rajoute du rythme à la lecture, (évite les commentaires déplacés) et rajoute un élément original et un point de vue unique sur l’histoire qui se déroule. Le fait que la narration soit également alternée avec des petits morceaux de contes pour enfant m’a également beaucoup plu car on comprend que ces contes ont un sens caché. Ils poussent donc à un questionnement et un intérêt de la part du lecteur.

La fin. Comme déjà mentionné, j’ai deviné la fin du récit quasiment dans son intégralité malgré le nombre impressionnant de révélations mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier chacune d’entre elles. L’action dans les dernières 50 pages ne s’arrête plus, il y a révélation sur révélation et le tout est très satisfaisant. J’espérais que ça se termine d’une certaine manière et ça a été le cas et globalement, j’ai trouvé que c’était un roman bien pensé du début à la fin et original, malgré des twists déjà vus ailleurs, car bien exploités.

La discussion autour de la psychologie des enfants. Le psychologue Vasile avait beaucoup de défauts qui ont fait que je n’ai pas aimé son personnage mais ses discussion avec la capitaine Augresse sur la psychologie et le fonctionnement du cerveau des enfants en bas âge ont rajouté un aspect très intéressant et singulier au roman. On sent que l’auteur s’est renseigné et avait la volonté de pousser un peu plus son histoire. Sachant que toute l’intrigue se base sur le fait que Malone pourrait oublier des détails du jour au lendemain, les discussions étaient très pertinentes et permettaient au lecteur comme aux protagonistes de comprendre les enjeux.

Bilan et note :

Globalement, malgré les nombreux défauts de ce roman, j’en garde un sentiment très positif. J’ai aimé l’intrigue, le rythme et les alternances de récit. Je n’ai aimé aucun des personnages à l’exception de Malone car ils étaient tous un peu clichés et maladroits dans leur écriture mais je suis passée outre car c’est un livre qui se concentre surtout sur l’action. Je ne recommande pas ce livre à tout le monde car il est clairement problématique mais si vous cherchez un bon polar sans prise de tête, penchez vous sur celui-ci, il est très bien pensé. Je lui mets la note de 15/20.

Les Nuits de Reykjavik

Résumé

Le corps d’un sans-abris est retrouvé dans une rivière à Reykjavik. L’affaire se conclue très vite : l’homme, connu pour être alcoolique, s’est accidentellement noyé. Pourtant, un an plus tard, le policier de nuit Erlandur reprend l’enquête et réalise que cette histoire cache bien plus qu’une simple histoire de noyade.

Avis

Intrigue

L’histoire se concentre principalement sur le métier du personnage principal Erlandur. Il patrouille dans la brigade de nuit de la police locale. Sur son temps libre, il reprend l’enquête qu’il pense avoir été trop vite bouclée un an plus tôt. J’ai eu plusieurs problèmes avec cette intrigue et c’est ce qui a fait que je n’ai pas particulièrement aimé ce roman. Premièrement, le quotidien d’Erlandur n’est pas passionnant à suivre et très répétitif. Il patrouille, arrête des conducteurs en état d’ivresse chaque soir, se rend à certains domiciles pour tapage nocturne et c’est à peu près tout. Quelques interventions sortent du lot, notamment celle d’un homme pris sur le fait en train de frapper sa femme si violemment que les voisins ont appelé la police. J’ai été désagréablement surprise de l’indifférence de tous les policiers lorsque l’homme est relâché sans punition parce que sa femme, envoyée à l’hôpital, n’était finalement pas en danger de mort.

Ensuite, l’enquête en elle-même sur la mort du sans-abris ne m’a pas non plus passionnée. J’ai pris en note lors de ma lecture : « La mort d’un homme il y a un an, inconnu du lecteur, sans aucun vrai contexte ni raison pour reprendre l’enquête, ne suffit pas à créer une intrigue ou du moins un intérêt chez le lecteur, surtout quand l’écriture à côté n’a rien d’exceptionnel ou de captivant. ». En effet, à plus de 100 pages dans le roman sur 350, il ne se passait pas grand chose qui me faisait porter un intérêt à l’histoire. C’était une succession d’évènements sans beaucoup de lien, quelques moments d’une enquête maladroite et aucun élément pour s’attacher à Erlandur. Et malheureusement, ma déception ne s’est pas arrêtée aux premières pages mais a persisté tout du long, si bien que le dénouement ne m’a fait ni chaud ni froid et m’a même un peu déçu car il était finalement très basique.

Ecriture

L’écriture n’a pas aidé à me faire apprécier le roman. On se retrouve face à une plume très factuelle, typique des romans policiers où l’on suit un personnage récurant. Les évènements se succèdent, on n’en apprend très peu sur les personnages, tout s’enchaine sans grand attachement à quoi que ce soit. Si l’intrigue avait attisé ma curiosité ça ne m’aurait pas dérangé mais comme je l’ai expliqué, ça n’a pas été le cas. Ce qui m’a particulièrement dérangé en revanche, ce sont les répétitions. Erlandur apprend quelque chose d’un personnage puis, à chaque nouvelle interaction avec quelqu’un impliqué dans l’histoire, le policier va répéter tout ce qu’il sait déjà. On se retrouve ainsi dans une intrigue policière qui avance peu et qui en plus, devient très redondante. J’ai également noté que les dialogues n’étaient pas très naturels et les réactions peu réalistes. Enfin, un élément m’a dérangé tout le long du roman, le fait que le seul mot utilisé pour désigner Hannibal, le sans-abris décédé, était « clochard ». Je trouve ça peu subtil voire méprisant de la part des personnages mais surtout d’Erlandur qui prétend le respecter et qui veut lui offrir justice en élucidant sa mort.

Personnages

Je n’ai pas grand chose à dire des personnages car au final, on n’en suit qu’un seul, Erlandur, et on n’apprend pas grand chose de lui. Tout ce qu’on sait de lui à la fin, c’est qu’il a plus ou moins une petite amie qu’on ne rencontre qu’une fois, qu’il se passionne pour les livres à propos de survivants en milieux extrêmes et son amour pour le poisson bouilli. C’est un peu grossi mais c’est globalement l’impression que j’ai eu en lisant ce roman. Les personnages secondaires ne servent qu’à faire avancer l’intrigue ou a introduire des suspects mais ils ne sont pas développés non plus. Aucun ne reste en mémoire une fois le livre refermé.

Bilan et note

Points positifs :

  • Ça se lit relativement vite
  • Ça fait un peu découvrir l’Islande, raison principale pour laquelle j’ai décidé de lire ce livre

Points négatifs :

  • L’intrigue n’est pas particulièrement innovante ni intéressante
  • L’écriture est très plate voire maladroite par moment
  • Les personnes n’ont pas ou très peu de développement
  • L’un des thèmes principaux abordés dans ce roman est la maltraitance conjugale et je l’ai trouvé assez mal traité, avec trop de détachement, comme si ce n’était pas un sujet important

En résumé je n’ai pas aimé ce livre, je me suis ennuyée tout du long et la révélation à la fin ne m’a pas satisfaite. Pour cette raison, je mets un 8/20 à ce roman policier. Je commence à réaliser que les romans où un policier est le personnage principal n’est pas fait pour moi car aucun de ceux que j’ai lu récemment ne m’a marqué ou particulièrement plu. C’est peut-être ça le problème car les revus que j’ai pu lire étaient globalement positives.

UN(e)SECTE

  • Auteur : Maxime Chattam
  • Pages : 454
  • Genre : Policier

Résumé

Un cadavre est retrouvé dans un zoo abandonné mais il ne reste de la personne que son squelette et ses vêtements laissés intactes. Autour de lui, des centaines d’insectes ont été écrasés. Atticus Gore est le policier qui se voit attribué ce cas atypique.

Une jeune femme est déclarée disparue. Sa mère confie l’enquête à Kat Kordell, une détective privée, car la police refuse de la croire. Kat se retrouve alors sur les traces d’une sombre adolescente aux passes-temps plus qu’étrange.

Ces deux enquêtes qui de prime abord ne semblent rien avoir en commun se retrouvent liées par des circonstances effrayantes.

Avis

Intrigue

En lisant les premières pages de ce livre, voilà ce que j’ai pris en note : « Le prologue est très intrigant, dès les premières lignes, et très imprégnant, surtout lorsqu’on est arachnophobe. Il est intéressant que l’auteur nous donne des clés pour réussir à lire un livre d’horreur, ce qui laisse présager qu’on va y être confronté ». Je suis donc rentrée dans un(e)secte en pensant lire un livre d’horreur ou un thriller horrifique, d’où mon bilan mitigé en refermant le livre. Ce n’était rien de tout ça mais en réalité un polar, avec une ou deux scènes un peu oppressantes.

On suit un policier confronté à une enquête peu banale : un homme est retrouvé mort, il ne reste de son corps que les os et les vêtements par dessus. Un élément dérangeant est la quantité improbable d’insectes écrasés aux alentours du cadavre. Le policier Atticus Gore se voit attribué l’affaire car il est passionné d’entomologie. En parallèle, la détective Kat Kordell doit retrouver une adolescente aux habitudes ésotériques plus qu’étranges.

Si j’ai trouvé le livre addictif, l’intrigue ne m’a cependant pas du tout surprise. Je me suis lancé dans l’enquête avec une idée de ce qui a pu se produire et ça s’est avéré être exactement le dénouement. Ce qui m’a posé problème, c’est que le titre et le résumé de la quatrième de couverture ne laisse aucune place à la surprise. Je conseille donc à ceux qui s’intéressent aux polars impliquant des insectes de se plonger dans l’histoire sans plus se renseigner sur ce livre et sans lire le résumé. J’ai globalement aimé suivre l’enquête mais ça ne révolutionne pas le genre et j’ai trouvé le rythme un peu lent et répétitif au milieu du livre.

J’ai malgré tout apprécié la fin, le commentaire fait sur la société et les motivations de l’antagoniste. Bien que prévisible, c’est le genre de finalité que j’aime lire et une conclusion qui me satisfait.

Personnages

Atticus Gore est un policier loin des clichés du genre. Il n’est ni alcoolique, ni sexiste et il n’a pas un passé douloureux qui l’aurait rendu cynique et qui pardonnerait un comportement toxique. C’est bête à dire mais ça change et c’est appréciable. Atticus est un homme simple, qui ne cherche qu’à faire ses preuves auprès de la police après de nombreuses enquêtes ratées. Bien que trop peu développé à mon goût, il reste un bon personnage à suivre, avec ses goûts musicaux atypiques et sa détermination à faire ce qui est bon plutôt que ce qui est plus simple.

Kat Kordell est une détective privé qui suit le même trajet que son oncle décédé qu’elle adorait. Elle est en quête de faire ses preuves dans un milieu majoritairement masculin. C’est un personnage qui ressemble à Atticus dans sa mentalité et sa détermination de détective. Elle recherche la vérité, peu importe à quel point elle peut être dérangeante. Encore une fois, son développement reste bien trop en surface. Comme dans la plupart des romans policiers, l’action prend le pas sur les protagonistes.

On découvre également quelques personnages secondaires, certains plus intéressant que d’autres, mais encore une fois, aucun ne sort vraiment du lot et aucun ne reste en mémoire une fois le livre refermé.

Écriture

L’écriture est exactement celle que l’on peut attendre d’un roman policier, très descriptif de l’action, de la recherche et qui ne laisse pas beaucoup de place au développement des personnages principaux. Le livre va droit au but et est très factuel. J’avais énormément aimé l’écriture de Maxime Chattam dans sa série Autre-Monde et j’ai été déçue de ne pas retrouver sa plume si immersive et visuelle qui vous embarque dans l’histoire et vous donne l’impression d’y être au même titre que les personnages.

Récapitulatif et note

Points positifs :

  • L’addictivité
  • L’originalité du thème abordé
  • La fin qui a pour but d’ouvrir les yeux sur certains sujets.

Points négatifs

  • L’exécution qui ne laisse pas de place à la surprise
  • Le marketing du livre (titre, résumé, couverture)
  • Les personnages peu développés (mais qui restent cependant loin des gros clichés du genre)

C’est un article plutôt court que j’écris mais je n’ai au final pas grand chose à dire de ce livre. Il a été divertissant et je l’ai lu très rapidement. Il remplit sa fonction de polar mais n’a rien de très mémorable. C’est pour cette raison que je lui mets la note de 13/20.

Aristotle and Dante discover the secrets of the universe

English reading : english writing.

« He looks like a guy who was in love with beeing alive »

Summary

Aristotle and Dante discover the secrets of the universe is a young adult novel from Benjamin Alire Saenz. We follow the everyday life of Aristotle, a 15 years old Mexican-American boy who struggles to find his place on the world. He doesn’t have real friends and feels like he is living another person’s life. One day at the pool, he meets Dante and together, they start trying to understand the mysteries of the world around them.

My opinion

The plot

This story is really character driven. There is not a lot of action and mainly discussions between the different characters. We follow Aristotle who struggles to talk to his dad, Aristotle who wants to know what happened to his brother who is in jail, Aristotle who is always angry at everyone and doesn’t know why. In my opinion, while all the characters are amazing, the story is pretty basic with plots we already saw elsewhere.

For example when Dante has to leave at the end of the summer or the car accident.

The connection between Aristotle and Dante is strong and beautiful and we are waiting for this friendship to become more but the love story comes too late for me. I wanted to know more about it and not just how it started. For a novel called « discover the secrets of the univers », some teenager topics are missing and the ending was a little bit to easy and clumsy. I am not a fan of « the reason I was so angry was because I did not want to face who I am and who I love » when he has a lot of other reasons to be mad.

Nevertheless, this is overall a really good story about love, the issues a Mexican-American teenager is facing, family, and life in general.

The characters

As I was saying earlier, the characters are what makes the novel. The dynamic between Aristotle and Dante is unique and sounds real. Both of them have their own identity, their own way of speaking and their own way to communicate their feelings. Aristotle is a time bomb, he is lost and do not like to talk much about himself. On the contrary, Dante is calm, pure and he likes to talk a lot about himself and everything around him.

This express the fact that their family dynamics are completely different. Dante loves his mom and dad more than anything and he is not affraid to say that they are his best friends. Aristotle talks to his mom but some topics, such as his brother, are taboo and this creates a distance between them, whether they are aware of it or not. He is not talking to his father at all because he is traumatise by war and don’t want to talk anymore.

Even when they are together, Dante is the one talking most of the time. But it doesn’t avoid them to create a strong and one of a kind friendship. I loved both of them and the side characters as well because everyone is complexe and interesting.

Rating

I was sure this book would become one of my favourite books because I heared so many good things about it. Sadly, while I liked it a lot, it was not as perfect as I expected. For this reason, I give this book a 16/20. It was beautifuly writen, I will remember the characters for a long time but overall, I read other similar books I prefered. They both die at the end by Adam Silvera for example.

Bilan Lectures 2019

Bilan

  • Livres lus : 21
  • Nouveaux coups de cœur 💜 : 4
  • Meilleure lecture : La maison dans laquelle – Mariam Petrosyan
  • Pire lecture : Close to home – Cara Hunter
  • Genre dominant : Fantasy / Fantastique
  • Livre en anglais : 9

Classement

  1. La Maison dans Laquelle – Mariam Petrosyan 💜
  2. Six of Crows Tome 1 et 2 – Leigh Bardugo 💜
  3. They Both Die at the End – Adam Silvera 💜
  4. Thomas Ward l’Epouvanteur – Joseph Delaney
  5. Aristotle and Dante Discover the Secrets of the Univers – Benjamin Alire Saenz
  6. Zoomancie – Adrien Tomas
  7. La Jeune Fille et la Nuit – Guillaume Musso
  8. La résurrection de l’Epouvanteur – Joseph Delaney
  9. Le Meurtre du Commandeur Tome 1 – Haruki Murakami
  10. Le Meurtre du Commandeur Tome 2 – Haruki Murakami
  11. Au revoir là-haut – Pierre Lemaitre et Christian De Metter
  12. Red White and Royal Blue – Casey McQuiston
  13. The Seven Husbands of Evelyn Hugo – Taylor Jenkins Reid
  14. Rock and Riot – Chelsey Furedy
  15. Amours Solitaires – Morgan Ortin
  16. Close to Home – Cara Hunter

Relectures

  1. Le Soleil est pour Toi – Jandy Nelson 💜
  2. Harry Potter and the Half Blood Prince – JK Rowling 💜
  3. Harry Potter and The Order of the Phoenix – JK Rowling 💜
  4. Harry Potter and the Deathly Hallows – JK Rowling 💜

Non Finis

La Marelle – Samantha Bailly

Je ne terminerais pas ce livre parce que je n’avais pas d’intérêt pour l’histoire que j’ai trouvé assez clichée. Ce n’est pas un mauvais livre, l’écriture était agréable à lire, mais ça n’a pas piqué suffisamment mon intérêt pour que j’ai envie de continuer.

Les Misérables – Victor Hugo

C’est un très long livre. J’en ai lu le début et je souhaite le continuer mais petit à petit pour ne pas me lasser.

Le Nom du Vent – Patrick Rothfuss

C’est ma lecture de fin d’année donc je la terminerais en Janvier 2020. J’aime beaucoup pour l’instant.

Des livres et des musiques (été 2019)

Plutôt que de faire une simple playlist pour présenter les musiques que j’ai écouté cet été, l’idée est d’associer des musiques que j’écoute à des livres qui m’ont plu. Soit parce que les paroles correspondent à l’histoire du roman soit parce que les ambiances sont similaires selon mes goûts. J’ai donc fait une sélection de trois livres et il suffit de cliquer sur le titre des musiques pour pouvoir les écouter.

La maison dans laquelle (lu en janvier 2019)

*Forever free de San Holo

Les seules paroles de cette musique sont « forever free », chanté d’une manière assez insouciante. Puis à un moment, la musique ralentit et une voix féminine chante « It’s okay, we don’t have to fix it now ». Je trouve que ça résonne avec l’état d’esprit des personnages qui vivent dans la maison. Ils agissent sans conséquence, comme si rien ne les atteignait. Et pourtant ils vivent tous avec un immense mal-être en eux auquel ils ne peuvent pas échapper et qui est omniprésent tout le long du roman.

Le soleil est pour toi (relu en août 2019)

*Easy d’Alison Wonderland

Easy évoque une fille perdue qui n’arrive pas à s’adapter au monde dans lequel elle vit. Une phrase de la chanson traduit particulièrement bien l’ambiance du livre : « Can I paint a picture of the world that I see instead ». Dans le soleil est pour toi, Noah et Jude ont une passion commune pour l’art et cette passion est indispensable a leur survie dans le monde. Noah, en écho à la musique, possède un musée à l’intérieur de sa tête où il peint le monde tel qu’il le voit, qu’il le traduit. « Viens pour moi le moment de me réfugier dans mon abri secret, à l’intérieur de moi, et d’en refermer la porte. Car je n’ai pas l’intention d’en ressortir. Plus jamais. (AUTOPORTRAIT : sans titre) »

They both die at the end (lu en septembre 2019)

*Light de San Holo

« Even if it makes me blind, I just wanna see the light ». Dans they both die at the end, Rufus et Mateo vivent leur dernier jour a fond, même si chaque décision pourrait les tuer.

*Marcher loin de Igit

Une autre chanson qui correspond selon moi a la personnalité des héros est Marcher loin de Igit et particulièrement ces paroles : « Le temps est une farce, et cette farce nous appartient ».